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Apnée du sommeil et cardiologue : quand le cœur pose la question, et ce que le pacemaker ne fait pas

Beaucoup de patients du cardiologue ont une apnée, et la plupart ne le savent pas. Voici les situations où le cœur doit y faire penser, les chiffres sur le rythme et la tension, et ce que le stimulateur cardiaque a réellement montré.

Par Jan Kohlhaas · 10 min de lecture · Mis à jour le 04/11/2026 · Information générale sur le bien-être, pas un diagnostic médical

La réponse courte

Selon la déclaration de l'American Heart Association de 2021, l'apnée est présente chez 40 à 80 % des patients avec une hypertension, une insuffisance cardiaque, une maladie coronaire, une fibrillation auriculaire ou un AVC, et elle est souvent sous-diagnostiquée. Une fibrillation auriculaire était trouvée chez 4,8 % des personnes avec une apnée sévère contre 0,9 % sans apnée. Un stimulateur cardiaque ne traite pas l'apnée : l'indice a varié de +0,2 par heure avec le pacemaker contre -46,3 avec l'appareil à pression positive dans un essai de 16 patients, et la méta-analyse de 10 études ne trouve qu'un gain de 4,65 par heure.

Dans un cabinet de cardiologie, l'apnée du sommeil est fréquente et souvent passée sous silence. Dans sa déclaration scientifique de 2021, l'American Heart Association écrit que l'apnée obstructive est présente chez 40 à 80 % des patients avec une hypertension, une insuffisance cardiaque, une maladie coronaire, une hypertension pulmonaire, une fibrillation auriculaire ou un accident vasculaire cérébral, et qu'elle est le plus souvent peu reconnue et peu traitée en pratique cardiologique. Ce texte décrit où la question se pose, avec les chiffres des principales études.

Yeghiazarians Y, Jneid H, Tietjens JR, Redline S, Brown DL, El-Sherif N, Mehra R, Bozkurt B, Ndumele CE, Somers VK. Obstructive Sleep Apnea and Cardiovascular Disease: A Scientific Statement From the American Heart Association. Circulation 2021. PMID 34148375

Apnée du sommeil et cardiologue : dans quels cas le cœur doit faire chercher une apnée

La même déclaration recommande de rechercher une apnée en cas d'hypertension résistante ou mal contrôlée, d'hypertension pulmonaire, et de fibrillation auriculaire qui récidive après une cardioversion ou une ablation. Pour une insuffisance cardiaque de classe II à IV avec une suspicion de trouble respiratoire du sommeil ou une somnolence, une évaluation formelle du sommeil est jugée raisonnable. Elle propose aussi d'y penser chez les personnes avec un syndrome tachy-brady, une tachycardie ventriculaire ou une mort subite récupérée, quand l'apnée est suspectée. Les patients dont l'angor, l'infarctus ou les arythmies surviennent la nuit, ou qui reçoivent des chocs appropriés de leur défibrillateur implanté, seraient particulièrement susceptibles d'avoir une apnée. Après un AVC, la déclaration juge l'équilibre entre dépistage et traitement incertain. Cette liste est un cadre de réflexion, pas un diagnostic pour vous : c'est le médecin qui juge.

La tension artérielle, le lien le mieux établi

Dans la cohorte du Wisconsin (709 participants suivis quatre ans), les chances d'avoir une hypertension à quatre ans augmentaient avec l'indice d'apnées de départ : 1,42 fois pour un indice de 0,1 à 4,9, 2,03 fois pour 5 à 14,9, 2,89 fois pour 15 ou plus, par rapport à un indice nul et après ajustement sur le poids, l'âge, le sexe, l'alcool et le tabac. Cette relation graduée plaide pour un lien, sans prouver la cause à elle seule. C'est l'une des raisons pour lesquelles une tension difficile à équilibrer conduit à chercher une apnée.

Peppard PE, Young T, Palta M, Skatrud J. Prospective study of the association between sleep-disordered breathing and hypertension. N Engl J Med 2000. PMID 10805822

Le rythme du cœur la nuit

Dans la Sleep Heart Health Study, deux échantillons appariés ont été comparés : 228 personnes avec une apnée sévère (indice de 30 ou plus) et 338 sans apnée (indice sous 5). La fibrillation auriculaire était trouvée sur l'enregistrement de la nuit chez 4,8 % contre 0,9 %, la tachycardie ventriculaire non soutenue chez 5,3 % contre 1,2 %, les extrasystoles ventriculaires complexes chez 25,0 % contre 14,5 %. Après ajustement, les chances étaient environ quatre fois plus élevées pour la fibrillation (4,02, intervalle de 1,03 à 15,74), trois fois pour la tachycardie ventriculaire (3,40), presque deux fois pour les extrasystoles complexes (1,74).

Troubles du rythme la nuit : sans et avec apnée sévère (%)Fibrillation, sans apnée0,9 %Fibrillation, apnée sévère4,8 %Tachycardie V., sans apnée1,2 %Tachycardie V., apnée sévère5,3 %
Schéma réalisé par SleepTrace : part des participants avec une fibrillation auriculaire, ou une tachycardie ventriculaire non soutenue (tachycardie V.), sur l'enregistrement de la nuit. Deux échantillons appariés sur l'âge, le sexe, l'origine et le poids : 338 personnes sans apnée (indice sous 5) et 228 avec une apnée sévère (indice de 30 ou plus). Données : Mehra et al., Am J Respir Crit Care Med 2006 (PMID 16424443), Sleep Heart Health Study. Schéma SleepTrace.

Mehra R, Benjamin EJ, Shahar E, Gottlieb DJ, Nawabit R, Kirchner HL, Sahadevan J, Redline S, Sleep Heart Health Study. Association of nocturnal arrhythmias with sleep-disordered breathing: The Sleep Heart Health Study. Am J Respir Crit Care Med 2006. PMID 16424443

Pour les pauses et les ralentissements, un enregistreur implanté sous la peau a suivi 23 patients avec une apnée modérée ou sévère. Avant tout traitement, 11 d'entre eux (47 %) avaient des troubles du rythme sévères, surtout la nuit (pause de plus de 3 secondes ou fréquence sous 40 par minute), alors que l'enregistrement classique de 24 heures n'en montrait que chez 3 patients (13 %). Les épisodes ont diminué sous appareil respiratoire, puis aucun n'a été noté pendant les six derniers mois de suivi. À l'échelle d'un événement respiratoire, une analyse de 2 816 enregistrements a trouvé des chances multipliées par 17,5 de fibrillation auriculaire ou de tachycardie ventriculaire non soutenue dans les 90 secondes qui suivent, mais un épisode de plus seulement pour 40 000 événements respiratoires. L'écart relatif est grand, l'écart absolu est petit.

Simantirakis EN, Schiza SI, Marketou ME, Chrysostomakis SI, Chlouverakis GI, Klapsinos NC, Siafakas NS, Vardas PE. Severe bradyarrhythmias in patients with sleep apnoea: the effect of continuous positive airway pressure treatment: a long-term evaluation using an insertable loop recorder. Eur Heart J 2004. PMID 15191779

Monahan K, Storfer-Isser A, Mehra R, Shahar E, Mittleman M, Rottman J, Punjabi N, Sanders M, Quan SF, Resnick H, Redline S. Triggering of nocturnal arrhythmias by sleep-disordered breathing events. J Am Coll Cardiol 2009. PMID 19874994

Palpitations la nuit : quand penser à l'apnée ?

La réponse courte : des palpitations la nuit ne disent pas à elles seules qu'il y a une apnée, mais elles en font une piste quand elles s'ajoutent à des ronflements forts, des pauses respiratoires remarquées par un proche ou une somnolence dans la journée. Les chiffres du rythme du cœur la nuit sont plus haut ; dans la Sleep Heart Health Study, les arythmies survenaient nettement plus souvent dans les 90 secondes après un événement respiratoire (rapport de cotes de 17,5), même si leur nombre absolu restait faible (une arythmie en excès pour 40 000 événements). D'autres explications existent aussi, quand le cœur s'emballe la nuit : l'alcool du soir modifie la régulation du cœur pendant les premières heures de sommeil (voir l'article sur l'alcool et l'insomnie), et une crise de panique nocturne réveille avec le cœur qui s'emballe (voir l'angoisse nocturne).

La tension artérielle la nuit baisse normalement pendant le sommeil ; l'absence de baisse (profil « non-dipper », rapport sommeil/éveil supérieur à 0,9) est associée à des atteintes d'organes cibles et à des maladies cardiovasculaires. Une méta-analyse de 14 études (1 562 patients apnéiques, 957 témoins) trouve ce profil chez 59,1 % des patients apnéiques (intervalle de 52,0 à 65,0 %), avec un rapport de cotes de 1,47 (intervalle de 1,07 à 1,89) par rapport aux témoins. Dans la cohorte du Wisconsin (269 adultes suivis en moyenne 6,6 ans), une apnée pendant le sommeil paradoxal (indice de 15 ou plus, contre moins de 1) était associée à un risque relatif d'apparition d'une absence de baisse nocturne de 2,84 pour la tension systolique (intervalle de 1,10 à 7,29) et de 4,27 pour la diastolique (1,20 à 15,13).

À signaler au médecin. Des palpitations qui reviennent la nuit, surtout avec des ronflements forts ou des pauses respiratoires. En cas de douleur dans la poitrine, de malaise, d'essoufflement important ou de perte de connaissance, appelez le 15 ou le 112. Cet article ne pose aucun diagnostic.

Cuspidi C, Tadic M, Sala C, Gherbesi E, Grassi G, Mancia G. Blood Pressure Non-Dipping and Obstructive Sleep Apnea Syndrome: A Meta-Analysis. J Clin Med 2019. PMID 31480717

Mokhlesi B, Hagen EW, Finn LA, Hla KM, Carter JR, Peppard PE. Obstructive sleep apnoea during REM sleep and incident non-dipping of nocturnal blood pressure: a longitudinal analysis of the Wisconsin Sleep Cohort. Thorax 2015. PMID 26307037

Coronaires et insuffisance cardiaque, des résultats différents chez l'homme et chez la femme

La Sleep Heart Health Study a aussi suivi 1 927 hommes et 2 495 femmes de 40 ans et plus, sans maladie du cœur au départ, pendant 8,7 ans en médiane. L'apnée prédisait une insuffisance cardiaque chez les hommes (rapport de risque de 1,13 par tranche de 10 points d'indice) et une maladie coronaire seulement chez les hommes de 70 ans ou moins (1,10 par tranche de 10 points), pas chez les femmes. Chez les hommes de 40 à 70 ans, un indice de 30 ou plus allait avec 68 % de risque en plus de maladie coronaire par rapport à un indice sous 5 ; chez les hommes en général, avec 58 % de risque en plus d'insuffisance cardiaque. Les auteurs qualifient le lien avec la maladie coronaire d'équivoque dans cet échantillon.

Gottlieb DJ, Yenokyan G, Newman AB, O'Connor GT, Punjabi NM, Quan SF, Redline S, Resnick HE, Tong EK, Diener-West M, Shahar E. Prospective study of obstructive sleep apnea and incident coronary heart disease and heart failure: the sleep heart health study. Circulation 2010. PMID 20625114

Pacemaker et apnée du sommeil : ce que le stimulateur cardiaque a fait, et n'a pas fait

L'idée a une logique : si l'on empêche le cœur de ralentir la nuit en le stimulant plus vite, les pauses respiratoires pourraient diminuer. Chez 15 patients de 69 ans en moyenne, déjà porteurs d'un stimulateur pour un ralentissement symptomatique, une nuit avec stimulation de l'oreillette à 15 battements par minute au-dessus du rythme naturel a réduit l'indice d'apnées et d'hypopnées de 28 à 11 par heure, sans réduire la durée de sommeil.

Garrigue S, Bordier P, Jaïs P, Shah DC, Hocini M, Raherison C, Tunon De Lara M, Haïssaguerre M, Clementy J. Benefit of atrial pacing in sleep apnea syndrome. N Engl J Med 2002. PMID 11832528

L'essai de contrôle, sur 16 patients avec une apnée modérée à sévère (indice moyen de 49) et un stimulateur implanté, n'a pas retrouvé cet effet : pendant un mois de stimulation, l'indice a varié de +0,2 par heure, tandis qu'il baissait de 46,3 avec l'appareil à pression positive. La méta-analyse de 10 essais (175 patients) conclut à une baisse moyenne de 4,65 par heure avec la stimulation, contre 46,3 avec l'appareil, une amplitude jugée probablement sans signification clinique. Selon ses auteurs, la stimulation atriale ne devrait pas être indiquée de façon générale dans l'apnée, sauf si le patient a déjà une indication classique de stimulateur cardiaque.

Simantirakis EN, Schiza SE, Chrysostomakis SI, Chlouverakis GI, Klapsinos NC, Siafakas NM, Vardas PE. Atrial overdrive pacing for the obstructive sleep apnea-hypopnea syndrome. N Engl J Med 2005. PMID 16354893

Baranchuk A, Healey JS, Simpson CS, Redfearn DP, Morillo CA, Connolly SJ, Fitzpatrick M. Atrial overdrive pacing in sleep apnoea: a meta-analysis. Europace 2009. PMID 19549678

Ne pas confondre : l'implant qui stimule le nerf de la langue est parfois appelé « pacemaker de l'apnée », mais c'est un autre dispositif, avec d'autres résultats, présenté dans l'opération de l'apnée du sommeil.

Traiter l'apnée protège-t-il le cœur ?

La réponse est partagée. L'étude d'observation de Marin sur des hommes suivis 10 ans trouvait moins d'événements cardiovasculaires mortels chez ceux qui utilisaient l'appareil (0,35 pour 100 personnes-années) que dans l'apnée sévère non traitée (1,06). L'essai tiré au sort SAVE, chez 2 717 adultes déjà atteints d'une maladie cardiaque ou cérébrale, ne montrait pas de réduction des événements cardiovasculaires (rapport de risque de 1,10, intervalle de 0,91 à 1,32) avec une utilisation moyenne de 3,3 heures par nuit. Les cohortes de mortalité sont résumées dans apnée du sommeil et espérance de vie. La déclaration de l'AHA recommande, de son côté, de refaire un test du sommeil pour évaluer l'efficacité du traitement.

Marin JM, Carrizo SJ, Vicente E, Agusti AG. Long-term cardiovascular outcomes in men with obstructive sleep apnoea-hypopnoea with or without treatment with continuous positive airway pressure: an observational study. Lancet 2005. PMID 15781100

McEvoy RD, Antic NA, Heeley E, Luo Y, Ou Q, Zhang X, Mediano O, Chen R, Drager LF, Liu Z, Chen G, Du B, McArdle N, Mukherjee S, Tripathi M, Billot L, Li Q, Lorenzi-Filho G, Barbe F, Redline S, Wang J, Arima H, Neal B, White DP, Grunstein RR, Zhong N, Anderson CS, SAVE Investigators and Coordinators. CPAP for Prevention of Cardiovascular Events in Obstructive Sleep Apnea. N Engl J Med 2016. PMID 27571048

Préparer la consultation avec le cardiologue

Trois éléments aident à orienter le rendez-vous : ce qu'un proche entend la nuit (ronflement, pauses), la somnolence de la journée (une échelle comme celle d'Epworth peut être remplie avant), et la tension prise à des moments différents. Le cardiologue pourra demander un enregistrement du sommeil ou vous adresser à un pneumologue, voir le test pour l'apnée du sommeil pour ce que chaque examen montre. Si l'apnée est déjà connue et traitée, dites aussi combien d'heures par nuit vous utilisez l'appareil : c'est une donnée que le cardiologue ne peut pas deviner, et l'essai SAVE montre qu'une utilisation moyenne de 3,3 heures reste courte.

SleepTrace n'écoute que le son de la nuit (application ouverte, téléphone en charge) : il ne mesure ni le rythme du cœur ni la tension, et son indicateur d'apnée du sommeil est un repérage. Il peut tout au plus fournir au médecin ce qui s'entend, comme les passages de ronflement avec leur heure.

Questions fréquentes

Pas en première intention pour le diagnostic, mais le cœur est une bonne porte d'entrée : la déclaration de l'AHA de 2021 recommande de chercher une apnée en cas d'hypertension résistante, d'hypertension pulmonaire ou de fibrillation auriculaire qui récidive après cardioversion ou ablation. Pour savoir qui consulter selon les signes, voir le test pour l'apnée du sommeil.

Non, pas de façon générale. Un essai contre appareil à pression positive (16 patients) a montré une variation de l'indice de +0,2 par heure avec la stimulation atriale contre -46,3 avec l'appareil, et une méta-analyse de 10 essais ne trouve qu'une baisse de 4,65 par heure. La stimulation ne se discute que si le patient a déjà une indication cardiaque classique de stimulateur.

Le terme désigne en général l'implant qui stimule le nerf de la langue (nerf hypoglosse), pas un stimulateur cardiaque. Il fait l'objet d'indications précises, détaillées dans l'article sur l'opération de l'apnée du sommeil.

Les chances d'hypertension quatre ans plus tard étaient multipliées par 2,03 (indice de 5 à 15) et 2,89 (indice de 15 ou plus) par rapport à un indice nul dans la cohorte du Wisconsin. Une relation graduée comme celle-ci va dans le sens d'un lien, elle ne prouve pas la cause.

Elle y est associée : 4,8 % des personnes avec une apnée sévère avaient une fibrillation sur l'enregistrement de la nuit contre 0,9 % sans apnée (chances multipliées par 4,02 après ajustement). C'est une association observée, la cause n'est pas démontrée.

Pas à lui seul chez les personnes déjà malades du cœur : l'essai SAVE (2 717 adultes) n'a pas montré de réduction des événements cardiovasculaires avec une utilisation moyenne de 3,3 heures par nuit. L'appareil réduit en revanche le ronflement et la somnolence et améliore l'humeur.

C'est une piste, pas une certitude. Dans la Sleep Heart Health Study, les arythmies de la nuit étaient plus fréquentes chez les personnes avec une apnée sévère et survenaient surtout peu après un événement respiratoire. L'alcool du soir et la panique nocturne peuvent aussi réveiller avec le cœur qui bat vite ; un avis médical fait le tri.

SleepTrace est une application de bien-être, pas un dispositif médical. Cet article donne des informations générales, pas un avis médical. Si vos symptômes sont fréquents, marqués ou vous inquiètent, parlez-en à un médecin.


Le lien entre apnée et cœur se discute avec un médecin, pas avec une application. Ce que SleepTrace apporte, c’est la matière : des pauses respiratoires possibles horodatées, des extraits de ronflements à réécouter, une nuit après l’autre. Il ne mesure ni le rythme cardiaque ni la tension, et il ne pose aucun diagnostic.

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